par Elise Thijs et Karen Blereau
2026 marque une année charnière importante pour les entreprises qui souhaitent attirer et recruter des talents internationaux en Flandre. Depuis le 1er janvier 2026, les autorités compétentes ont introduit diverses modifications dans le cadre de la migration économique. Ces réformes impliquent à la fois un durcissement, une plus grande sélectivité et une clarification administrative. Nous vous présentons dans cet article un aperçu clair des principales modifications pour les entreprises concernées par l’emploi international.
Le gouvernement flamand a profondément réformé l’accès à la migration économique. Les modifications varient selon les catégories.
Depuis le 1er janvier 2026, les travailleurs hautement qualifiés ne peuvent demander un permis unique (single permit) que s’ils exercent effectivement une fonction hautement qualifiée.
Le diplôme ne doit pas correspondre exactement à la fonction, mais l’accent est mis sur le niveau de qualification de la fonction en tant que telle. Les travailleurs hautement qualifiés occupant une fonction qui ne l’est pas, ne sont plus éligibles dans cette catégorie. Ces modifications visent à limiter l’usage abusif de la catégorie des travailleurs hautement qualifiés.
Pour les travailleurs de niveau intermédiaire exerçant une profession en pénurie, un permis unique peut toujours être demandé sur la base de la présomption de pénurie. Autrement dit, aucune étude préalable du marché du travail n’est requise pour ces fonctions.
La liste des professions en pénurie a toutefois été modifiée :
10 fonctions ont été supprimées (notamment chauffeur de camion, boulanger, boucher).
7 nouvelles fonctions ont été ajoutées (notamment désamianteur, tailleur de diamant, couvreur).
La liste comprend aujourd’hui encore 21 fonctions.
C’est dans cette catégorie que la Flandre introduit le durcissement le plus important.
Auparavant, un permis unique pouvait être demandé dans la catégorie « Autres » pour toutes les professions en pénurie, indépendamment du niveau de formation du travailleur. La situation a été modifiée en profondeur en date du 1er janvier 2026. Les fonctions peu qualifiées ne sont plus éligibles à la migration économique.
Les employeurs souhaitant engager un travailleur étranger dans cette catégorie doivent désormais :
• démontrer que la fonction figure sur la liste des professions en pénurie du VDAB et que le travailleur possède un niveau de qualification intermédiaire ;
• effectuer une étude préalable du marché du travail en publiant l’offre d’emploi pendant au moins 9 semaines auprès du VDAB et d’EURES et en collaborant au processus de mise en relation du VDAB.
En raison de cette modification, 21 fonctions inscrites à la liste des professions en pénurie du VDAB ne sont plus éligibles à la migration économique. Il s’agit notamment de plongeur, aide-cuisinier, exécutant de travaux en hauteur, aide-ménager à domicile, magasinier, …
Si les travailleurs ont obtenu une autorisation de travail pour une fonction peu qualifiée avant le 1er janvier 2026, ils peuvent faire renouveler leur autorisation existante sous certaines conditions.
Les conditions sont les suivantes :
L’occupation se poursuit sans interruption ;
Le travailleur exerce la même fonction ;
Le travailleur reste actif auprès du même employeur, c’est-à-dire celui pour lequel l’autorisation a été initialement accordée.
Il s’agit donc exclusivement de la poursuite d’un emploi existant. Si le travailleur souhaite exercer la même fonction (peu qualifiée) auprès d’un autre employeur, un renouvellement n’est pas possible, les conditions n’étant alors plus remplies.
Les nouvelles sont également positives du côté des secteurs tels que l’agriculture, l’horticulture et l’horeca.
Pour les travailleurs saisonniers exerçant une profession en pénurie, aucune étude individuelle du marché du travail n’est désormais requise.
Le ministre peut toutefois exclure certaines fonctions lorsque la pénurie structurelle n’est pas avérée.
Outre le coût administratif fédéral, une redevance flamande pour les demandes d’autorisation de travail sera introduite au cours de l’année 2026.
Important :
S’applique aux nouvelles demandes ainsi qu’aux renouvellements de permis combinés.
Les permis de travail restent exemptés.
La redevance flamande est distincte de la contribution fédérale.
À partir de 2026, les employeurs devront donc tenir compte de deux flux de coûts : fédéral et flamand.
L’année 2026 entraîne à la fois des seuils financiers relevés et des critères de fond plus stricts. Parallèlement, certaines procédures sont simplifiées, par exemple le travail saisonnier.
L’emploi international devient ainsi plus sélectif, plus complexe et davantage documenté, ce qui nécessite une préparation en temps utile de la part des employeurs.
Vandelanotte accompagne les entreprises dans tous les aspects de l’emploi international :
conseil juridique (droit du travail, immigration, sécurité sociale) ;
assistance pratique (demandes, documents, procédures) ;
accompagnement stratégique (politique de mobilité internationale, analyse des risques, scénarios).
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Elise Thijs
Advisor Social Legal elise.thijs@vdl.be
Karen Blereau
Senior Manager Social Legal - International karen.blereau@vdl.be
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