RGDP & Cybersécurité
16 janvier 2026

Cyberattaque à l'AZ Monica | Quelle est la résilience numérique de votre organisation ?

par Gorik Van den Bergh

La récente cyberattaque subie par l'hôpital AZ Monica d'Anvers a été une véritable piqûre de rappel. Les systèmes informatiques ont été désactivés de manière préventive, les soins programmés ont dû être reportés et le personnel a dû revenir aux procédures papier. Quelques jours plus tard, des systèmes cruciaux n'étaient plus disponibles que de manière marginale, ce qui a eu un impact majeur sur les opérations quotidiennes. Bien que l'incident se soit produit dans un hôpital, le message sous-jacent est clair : toute organisation qui s'appuie sur des systèmes numériques est aujourd'hui confrontée à des risques similaires.

L'incertitude est normale, la perturbation ne l'est pas

Dans les cyberincidents, de nombreuses questions restent souvent sans réponse dans la phase initiale : comment l'attaque s'est-elle produite exactement, si des données ont été capturées (et lesquelles) et combien de temps le rétablissement prendra. Cela est typique d'une analyse technique et organisationnelle approfondie dans des environnements informatiques complexes.

Ce qui est immédiatement clair , c'est l' impact: temps d'arrêt des systèmes, processus perturbés, pression accrue sur les employés et risques pour la réputation. Cela s'applique non seulement aux hôpitaux, mais aussi à toute organisation pour laquelle la continuité est cruciale.

Pourquoi de plus en plus d'organisations sont visées

Les cybercriminels ne se limitent plus depuis longtemps à un seul secteur. Les organisations sont attrayantes parce qu'elles traitent des informations précieuses et sensibles, qu'elles s'appuient fortement sur des processus numériques et qu'elles ont peu de marge de manœuvre pour des pannes à long terme.

C'est particulièrement vrai pour les hôpitaux, où des données médicales très sensibles sont traitées et où la continuité est littéralement une question de vie ou de mort. Mais la même dynamique joue également dans d'autres secteurs.

Souvent, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à une attaque particulièrement sophistiquée. Une mise à jour de sécurité manquante, des responsabilités mal définies ou un courriel d'hameçonnage réussi peuvent suffire à perturber gravement les opérations.

Le NIS2 fait de la résilience une question de gouvernance

Avec l'avènement du NIS2, la résilience numérique devient explicitement une responsabilité de la direction et du conseil d'administration. Le NIS2 exige notamment des organisations qu'elles

  • connaître et documenter leurs risques numériques ;

  • prendre les mesures techniques et organisationnelles appropriées

  • être en mesure de détecter, de gérer et de signaler les incidents ;

  • se préparer de manière démontrable à la continuité et à la récupération.

En d'autres termes, il ne suffit plus de "disposer de mesures". Les organisations doivent être en mesure de démontrer que les risques sont maîtrisés et que leur approche est efficace.

Des actions isolées à une stratégie soutenue

Des incidents comme AZ Monica montrent clairement qu'une véritable résilience numérique n'est pas le fruit d'un seul outil ou d'un seul audit. Il s'agit d'un processus intégral dans lequel vous :

  • d'identifier les risques de manière structurelle ;

  • tester les vulnérabilités de manière indépendante

  • sensibiliser et impliquer les employés ;

  • les mesures sont non seulement définies, mais aussi mises en œuvre et contrôlées ;

  • évaluer régulièrement la gouvernance et les contrôles.

En bref : la cyber-résilience est un processus d'amélioration continue. Pour cela, il faut plus que des technologies de l'information, il faut du leadership. Le conseil d'administration et la direction ont besoin d'informations fiables pour prendre des décisions éclairées sur les investissements, les priorités et l'acceptation des risques. Les évaluations indépendantes fournissent des orientations : elles mettent en évidence ce qui fonctionne bien, les domaines dans lesquels des ajustements sont nécessaires et ceux dans lesquels des risques subsistent.

Ce que Vandelanotte signifie pour vous

Chez Vandelanotte, nous aidons les organisations à comprendre, à gérer et à renforcer de manière proactive les risques numériques. Nous le faisons non seulement par le biais d'audits indépendants, mais aussi par le biais de conseils et d'orientations pragmatiques, toujours adaptés à votre secteur, à votre structure et à votre profil de risque.

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Gorik Van den Bergh

Team Manager IT audit gorik.vandenbergh@vdl.be

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